En phase de reprise le milieu auxerrois devrait revenir à la compétition en novembre. En attendant il reste positif.
LE jovial milieu de terrain de l'AJA a refait son apparition. Depuis lundi, Kamel Chafni affiche à nouveau son grand sourire sur les terrains d'entraînement de l'Abbé-Deschamps. Sa blessure au genou droit, une déchirure du ligament latéral interne contractée à Lorient, fin août, est derrière lui.
Pour l'instant à l'écart du groupe, il travaille, enchaînant les tours de terrain sans relâche. Sur son passage, il ne peut cependant s'empêcher de taquiner le moindre ballon qui traîne. Une certitude, le technicien marocain, qui doit reprendre les séances collectives en début de semaine prochaine, a déjà les pieds qui le démangent.
On vous sent heureux de pouvoir fouler les terrains et courir à nouveau...
N'importe qui le serait après une longue blessure. Je n'ai jamais connu d'arrêt aussi long par le passé. C'est donc un plaisir, même si pour le moment je dois me contenter de travailler physiquement. C'est beaucoup de travail d'appui, de travail musculaire. Progressivement, on intégrera le ballon. Ce n'est jamais facile. Ce n'est pas le plus drôle non plus. Le vrai plaisir, on le prend lorsque l'on n'est pas blessé.
Je vais m'efforcer de revenir petit à petit.
Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?
Ça va. Je ne ressens plus aucune gêne. Je souffre surtout de courbatures ! (sourire) Mais au niveau du genou, rien à signaler.
Avez-vous vécu cette blessure comme un coup d'arrêt ?
Oui, surtout qu'elle est intervenue en début de saison. Tu te prépares pendant un mois et demi pour bien attaquer le championnat et au moment où tu commences à tenir la forme et à digérer le travail physique de l'été, tu es stoppé. C'est toujours dommage. Mais c'est la vie. J'évite de me casser la tête avec ça. Pleurer sur mon sort ne m'avancerait à rien.
Craignez-vous avoir pris du retard par rapport au reste du groupe ?
On en prend toujours lors d'une blessure. Dans ce genre de situation, il faut simplement se mettre au travail, de façon à ce que ça revienne petit à petit. Je m'entraîne comme il faut. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir.
À partir de quand pensez-vous pouvoir être opérationnel ?
Ça dépendra de ma récupération. Quand vous revenez de blessure, la feuille de route n'est jamais sûre.
Le corps humain réserve parfois des surprises. Des douleurs inattendues peuvent apparaître. Je préfère ne pas calculer. Si c'est début novembre, tant mieux. Si c'est plus tard, je ferai avec. Mais bien sûr, si je pouvais reprendre demain, je ne m'en priverais pas !
L'icaunnais-Républicain.